Le projet Simandou, vitrine minière de la Guinée, suscite un large soutien, mais son impact réel dépasse l’extraction de minerai. Pour Dr Thierno Abdoulaye Barry, économiste expert en monnaie et finance, la réussite de Simandou dépend de sa capacité à stimuler l’ensemble de l’économie guinéenne.
Les mines représentent moins de 20 % du PIB, alors que le commerce et le secteur informel soutiennent l’économie.
« Les mines doivent être un levier pour développer tous les autres secteurs. Aucun pays minier ne s’est développé uniquement sur les mines », souligne Dr Thierno Abdoulaye Barry.
Le programme Simandou 2040 vise à faire passer le PIB guinéen de 38 milliards à 150 milliards de dollars, transformant la structure économique nationale.
Les revenus du projet doivent booster agriculture, formation, technologies et infrastructures sociales.
Cette approche favorise l’emploi, l’éducation et le développement local, tout en réduisant l’émigration irrégulière.
Une opportunité pour la jeunesse et l’attractivité
« Simandou doit être la boussole qui oriente tous les aspects positifs de l’économie guinéenne », souligne l’économiste.
Le projet peut ainsi renforcer le capital humain, améliorer le niveau de vie et rendre la Guinée plus attractif aux investisseurs.
Simandou ne se limite pas aux mines : il peut devenir un moteur de transformation économique et sociale, à condition que ses revenus profitent réellement à tous les secteurs et à la population.







