Au moins 1 837 civils, dont de nombreux enfants, ont été tués au Burkina Faso entre janvier 2023 et août 2025, selon un rapport publié jeudi par Human Rights Watch.
Le document met en cause à la fois l’armée burkinabè, ses milices alliées, notamment les Volontaires pour la défense de la patrie (VDP), ainsi que le groupe jihadiste JNIM.
Selon l’organisation, les forces gouvernementales seraient responsables d’au moins 1 255 morts, contre 582 pour le JNIM. Les exactions recensées, documentées dans 57 incidents à travers 11 régions, sont qualifiées de crimes de guerre et crimes contre l’humanité.
Le rapport évoque également des actes assimilés à des violences ciblées contre la communauté peule, parlant de « nettoyage ethnique » dans certains cas.
Ces violences ont provoqué des déplacements massifs de populations, dans un contexte de conflit armé qui dure depuis 2015 et oppose les autorités aux groupes jihadistes.
S’appuyant sur près de 400 témoignages, Human Rights Watch appelle les autorités burkinabè et la communauté internationale à ouvrir des enquêtes indépendantes et à traduire les responsables en justice.
« La protection des civils et la reddition de comptes ne peuvent plus attendre », insiste l’organisation.







