Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées le jeudi 02 avril 2026, à Bissau pour rendre hommage à l’activiste Vigario Luis Balanta. L’activiste a été retrouvé mort dans des circonstances violentes.
Son corps, découvert mardi dans les rizières de Ndam Lero, à une trentaine de kilomètres de la capitale, était mutilé, suscitant une vive indignation à travers le pays.
Après ses funérailles, des manifestants ont scandé « Justice ! », accusant le régime en place d’être responsable de sa mort.
« Mon frère Vigario n’était pas malade. Il n’est pas mort dans son lit, il a été assassiné parce qu’il se battait pour la vérité et la justice », a déclaré un manifestant, Ivanildo Gomes.
« Vigario a été assassiné, c’est clair pour tout le monde. Nous manifestons pacifiquement pour réclamer justice », a ajouté Nielson Antonio Mache.
La colère s’est rapidement traduite par des tensions dans la capitale, avec des barricades et des pneus incendiés, perturbant la circulation. Les forces de l’ordre sont intervenues à coups de matraques et de gaz lacrymogènes pour disperser la foule.
« Vigario était un héros du peuple. Il a été tué comme un chien. Nous ne pouvons pas rester silencieux », a dénoncé une manifestante, Binta Gomes Mane.
De son côté, Organisation des Nations unies a condamné un meurtre « brutal » et appelé les autorités à ouvrir une enquête approfondie et impartiale.
Ce drame survient dans un contexte de réduction de l’espace civique et démocratique en Guinée-Bissau.
AN/LNA







