Le procès en appel de Ibrahima Kassory Fofana s’est ouvert ce jeudi 2 avril 2026 devant la Cour de répression des infractions économiques et financières, relançant l’un des dossiers les plus emblématiques de la lutte contre la corruption en Guinée.
À la barre, la partie civile, représentée par Pépé Antoine Lamah, a réaffirmé sa position, estimant que « les faits de détournement de deniers publics sont établis », évoquant un montant d’environ 15 milliards de francs guinéens. Elle a également dénoncé un « appel abusif » et réclamé 20 milliards GNF au titre de dommages et intérêts.
Le parquet demande la confirmation de la peine
Le ministère public s’est aligné sur cette analyse, soutenant que « la réaffectation des fonds constitue un détournement, même sans appropriation personnelle », et a requis la confirmation de la peine de cinq ans de prison prononcée en première instance.
De son côté, la défense, conduite par Almamy Samory Traoré, a vivement contesté les accusations. Elle dénonce « l’absence de preuves concrètes » et pointe « des irrégularités dans le rapport d’enquête », avant de plaider la relaxe pure et simple de son client.
Détenu depuis plusieurs années, Ibrahima Kassory Fofana joue une étape décisive de son parcours judiciaire. Ce procès en appel est suivi de près par l’opinion publique, dans un contexte où la lutte contre la corruption reste un enjeu majeur en Guinée.
Abdoulaye SYLLA







