Une violente attaque visant un site d’exploitation aurifère a fait au moins 73 morts et 25 blessés au Soudan du Sud, selon un bilan communiqué ce 30 mars 2026 par le vice-président James Wani Igga.
D’après les autorités, des assaillants armés non encore identifiés ont pris pour cible une mine d’or, dans des circonstances encore floues. L’attaque, particulièrement brutale, a provoqué un lourd bilan humain, suscitant une vive inquiétude dans ce pays déjà fragilisé par des tensions sécuritaires récurrentes.
Dans un communiqué officiel, le vice-président a indiqué qu’« une enquête formelle devra déterminer l’identité et le mobile de ces assaillants non identifiés », laissant entendre que plusieurs pistes restent à explorer, notamment celle d’un conflit local lié au contrôle des ressources minières.
Ce drame intervient dans un contexte où certaines zones minières du pays échappent partiellement au contrôle de l’État. L’exploitation artisanale de l’or, souvent informelle, attire des groupes armés et alimente des rivalités entre communautés locales, exploitants et réseaux criminels.
Les mines d’or, en particulier, sont régulièrement au cœur de tensions, en raison de leur importance économique et du manque de régulation efficace. Dans plusieurs régions, ces sites deviennent des points de confrontation entre milices ou groupes armés cherchant à s’assurer le contrôle des ressources.
Face à l’ampleur de l’attaque, les autorités sud-soudanaises ont promis de faire toute la lumière sur les faits et d’identifier les responsables. Des appels ont également été lancés pour renforcer la sécurité autour des sites miniers et prévenir de nouvelles violences.
Cette attaque relance le débat sur la gouvernance des ressources naturelles au Soudan du Sud, ainsi que sur la nécessité d’un encadrement plus strict du secteur minier, afin de limiter les risques de conflits et protéger les populations civiles.







