Il est célébré chaque 28 mars, la journée mondiale de l’endométriose. La dite célébration met en effet en lumière cette maladie chronique. À l’occasion, des séances de sensibilisation et d’information sont organisées en direction du grand public sur les conséquences souvent sous-estimées de l’endométriose, notamment les douleurs pelviennes et les difficultés liées à la fertilité.
Il est question de briser le silence autour d’une réalité qui perturbe le quotidien de nombreuses femmes. C’est aussi une chance de partager des avancées médicales, comme les nouveaux traitements et les méthodes de diagnostic, et de promouvoir des stratégies pratiques pour mieux gérer cette condition au jour le jour. Est-il possible d’en finir avec l’endométriose ?
À cet effet, la chaine privée béninoise Radio Sêdohoun a reçu dans le Grand Direct (11 h 45 GMT) de ce jeudi 27 mars 2025 la médecinspécialiste en santé au travail certifiée en dommage corporel et assurance et en vaccinologie appliquée, consultante en droit sexuel et santé reproductive Dr Esther Sèdolo KEMAVO VIGAN. Dans son exposé explicatif, celle-ci a fait savoir que l’endométriose est une maladie gynécologique, inflammatoire et chronique. La dite maladie est fréquente chez les femmes de 15 ans à 50 ans et se caractérise par le développement de tissus semblables à la muqueuse utérine en dehors de l’utérus, colonisant parfois d’autres organes. Cette pathologie aux formes multiples et dont l’évolution et l’intensité varient d’une femme à l’autre est encore méconnue.
Les premiers symptômes du mal peuvent apparaître dès l’âge du début des règles et se poursuivre jusqu’à la ménopause. Elle provoque des douleurs plus ou moins fortes dans le bas du ventre, en particulier pendant les règles ou lors des rapports sexuels. L’endométriose peut passer parfois inaperçue et être sans conséquence sur la fertilité. Dans d’autres cas, elle est indolore mais a retentissement sur la fécondité. Lors d’un bilan d’infertilité, le mal est découvert. La médecinspécialiste en santé au travail, certifiée en dommage corporel et assurance et en vaccinologie appliquée, consultante en droit sexuel et santé reproductive, révèle aussi qu’il n’existe pas à l’heure actuelle de remède contre l’endométriose. Ainsi, tout traitement vise généralement à en soulager les symptômes.
« L’endométriose a une origine soit par des facteurs génétiques, c’est-à-dire d’ascendants à descendants, de parents à enfants, mais il y a aussi des possibles déséquilibres hormonaux. » Il n’y a que les femmes aujourd’hui qui ont un utérus pour concevoir. L’endométriose est une maladie qui touche strictement les femmes. La plupart des femmes, victimes de cette maladie, ne se reconnaissent pas dans cette maladie. « L’endométriose peut avoir des impacts significatifs sur la qualité de vie parce que le principal symptôme de cette maladie, c’est des douleurs… » Les douleurs sont parfois paralysantes, surtout les règles.
Il faut alors que le diagnostic soit fait le plus tôt possible. Même parfois, les professionnels de la santé peuvent passer à côté. Et, donc, un éveil poussé d’esprit est recommandé à tous points de vue. À en croire Dr Esther Sèdolo KEMAVO VIGAN, lorsqu’on est atteint de cette maladie, il faut avoir un bon soutien médical et psychologique.
L’endométriose, étant un handicap invisible, l’actrice de la santé conseille à toutes fins utiles les uns et les autres, notamment aux femmes, de se rendre au centre de santé le plus proche lorsque des symptômes apparaissent et de ne pas pratiquer de l’automédication pour empirer les choses.
Sidoine AHONONGA