L’ancien président bissau-guinéen Umaro Sissoco Embaló, renversé par un coup d’État militaire en novembre 2025 et exilé au Maroc depuis lors, a annoncé son retour en Guinée-Bissau pour le 4 octobre prochain.
Dans un message publié le 28 septembre, il affirme effectuer un « retour volontaire au pays » et appelle ses partisans comme ses adversaires à privilégier « l’harmonie, la tolérance et le respect mutuel ». « L’intérêt national et la stabilité doivent prévaloir sur les divergences politiques », a-t-il déclaré, dans un contexte de forte tension à l’approche de la prochaine élection présidentielle.
Une ambition présidentielle assumée
Le retour de Umaro Sissoco Embaló intervient à un peu plus de deux mois du scrutin présidentiel annoncé pour le 6 décembre 2026. Selon des informations rapportées par le journaliste François Soudan, l’ancien chef de l’État envisage de briguer à nouveau la magistrature suprême, sous réserve d’un accord des autorités militaires de transition. Cette perspective pourrait rebattre les cartes du paysage politique bissau-guinéen. Figure centrale de la vie politique nationale ces dernières années, Embaló conserve une base de soutien importante malgré son éviction du pouvoir.
Un retour qui divise
Depuis plusieurs semaines, des partisans de l’ancien président multiplient les appels en faveur de son retour à Bissau. À l’inverse, plusieurs organisations de la société civile ainsi que des juristes s’interrogent sur les conséquences politiques et sécuritaires que pourrait entraîner sa présence dans le pays à la veille d’une échéance électorale majeure. Le principal enjeu réside désormais dans l’attitude des autorités de transition. Leur décision concernant une éventuelle candidature de Umaro Sissoco Embaló pourrait influencer non seulement le déroulement de la campagne électorale, mais aussi la stabilité institutionnelle du pays.
Une étape décisive pour la transition
À quelques semaines de la présidentielle, le retour annoncé de l’ancien président s’annonce comme l’un des événements politiques majeurs de cette fin d’année en Guinée-Bissau. Entre volonté affichée d’apaisement, ambitions électorales et interrogations sur les conditions de son retour, cette décision ouvre un nouveau chapitre dans la transition politique engagée après le coup d’État de 2025.







