La colère monte à Conakry après l’éboulement d’une décharge d’ordures survenu dans la nuit de samedi à dimanche dans le quartier de Dar es Salam, en banlieue de la capitale guinéenne. Le drame a fait au moins 31 morts et 22 blessés, selon les autorités.
Des habitants accusent l’État de ne pas avoir pris les mesures nécessaires malgré de nombreuses alertes sur les risques que représentait cette décharge, en activité depuis les années 1960. « Nous avions organisé des réunions et interpellé les responsables, mais ils n’ont pas pris la situation au sérieux », déplore Abou Hamza, responsable de jeunes du quartier.
Les fortes pluies ont provoqué un glissement de terrain qui a enseveli plusieurs habitations. Des familles entières ont été touchées et des centaines de personnes ont été déplacées.
Les opérations de secours se poursuivent tandis que 358 sinistrés ont été relogés dans un centre d’accueil. Les autorités ont également appelé les habitants des zones à risque à quitter les lieux. Lundi, deux enfants portés disparus ont été retrouvés vivants sous les décombres et hospitalisés.
Ce drame relance le débat sur la gestion des déchets et les risques liés à l’urbanisation dans la capitale guinéenne, particulièrement exposée pendant la saison des pluies.







