Pour le fondateur d’Afrikajom Center, le contexte politique, économique et social actuel impose davantage de concertation entre les acteurs avant toute échéance électorale. Une mise en garde qui intervient alors que le débat sur le calendrier des élections locales continue d’alimenter la scène politique sénégalaise.
Dans un climat marqué par les interrogations sur les prochaines échéances électorales, Alioune Tine appelle à la prudence. Le fondateur du think tank Afrikajom Center estime que l’organisation des élections locales ne doit pas se faire dans la précipitation, au risque d’exacerber les tensions qui traversent déjà le pays.
« Nous traversons une séquence politique brouillée, dans un contexte économique et social pas des meilleurs », a-t-il déclaré, plaidant pour une approche fondée sur le dialogue et la concertation. Pour cette figure de la société civile, engager le pays dans un processus électoral sans discussion préalable entre les différentes parties prenantes pourrait accentuer les fragilités existantes.
Cette prise de position intervient dans un contexte où les débats sur l’agenda politique restent particulièrement vifs. Entre les préoccupations liées au coût de la vie, les attentes sociales et les enjeux de gouvernance, plusieurs observateurs soulignent la nécessité de préserver un climat politique apaisé.
Alioune Tine considère ainsi que la recherche d’un consensus doit constituer un préalable à toute décision majeure concernant les élections locales. Selon lui, l’ensemble des acteurs concernés, pouvoir, opposition, société civile et institutions impliquées dans le processus électoral, doivent pouvoir échanger afin de dégager une vision commune.
« Aller aux élections coûte que coûte, sans concertation préalable avec tous les acteurs intéressés, pourrait aggraver une situation nationale très critique », avertit-il. Une formule qui traduit les inquiétudes d’une partie de l’opinion face aux incertitudes actuelles.
Pour le défenseur des droits humains, la priorité doit être donnée à la stabilité et à la cohésion nationale. Dans un environnement qu’il juge marqué par de nombreuses zones d’ombre, la précipitation ne constituerait pas la meilleure réponse aux défis auxquels le Sénégal est confronté.
Alors que les discussions autour du processus électoral devraient se poursuivre dans les prochaines semaines, l’appel d’Alioune Tine remet au centre du débat la question du dialogue politique, souvent présenté comme l’un des leviers essentiels pour consolider le consensus démocratique sénégalais.







