À Kankan, la crise du carburant continue de perturber fortement la vie quotidienne des habitants. Depuis plusieurs semaines, la pénurie observée dans les stations-service pousse de nombreux usagers vers le marché parallèle, où le litre d’essence se vend désormais entre 20 000 et 25 000 francs guinéens.
Cette situation affecte plusieurs secteurs d’activité. Les transporteurs, commerçants et travailleurs dénoncent des difficultés croissantes pour s’approvisionner en carburant, avec des répercussions directes sur les déplacements et les activités économiques.
« Depuis plusieurs semaines, nous souffrons énormément de cette pénurie. Chaque matin, les citoyens se réveillent sans savoir où trouver du carburant », témoigne Adama Oularé, habitant de la commune urbaine de Kankan, interrogé par nos confrères locaux. Selon lui, de nombreuses personnes sont contraintes d’acheter du carburant à des prix jugés excessifs sur le marché noir.
Même inquiétude chez Aly Camara, qui appelle les autorités à agir rapidement. « Les transporteurs, les commerçants, les agriculteurs et même les ménages sont affectés. Si rien n’est fait rapidement, les conséquences économiques risquent d’être encore plus lourdes », avertit-il.
En attendant une amélioration de l’approvisionnement, la population continue de faire face à une hausse spectaculaire des prix du carburant, vue la raréfaction du produit dans les circuits officiels.







