Le président du Faso, Ibrahim Traoré, a reçu ce lundi 25 mai à Ouagadougou le médiateur de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest auprès de la Confédération des États du Sahel (AES), Lansana Kouyaté. Selon les informations relayées par la présidence Burkinabè, les échanges ont porté sur les enjeux sécuritaires et les relations entre la CEDEAO et l’Alliance des États du Sahel.

À l’issue de l’audience, Lansana Kouyaté a indiqué avoir abordé avec le chef de l’État burkinabè plusieurs questions liées à la stabilité régionale.
« Nous avons parlé de sujets assez complexes qui touchent la sécurité, la stabilité de nos pays », a déclaré le médiateur.
Dans un contexte marqué par des tensions entre la CEDEAO et les pays membres de l’AES le Burkina Faso, le Mali et le Niger, l’ancien Premier ministre guinéen a insisté sur la nécessité de préserver les liens entre les deux espaces régionaux.
« Il faut travailler à maintenir une coopération entre les deux entités », a-t-il affirmé, évoquant « une coopération nécessaire » entre la CEDEAO et l’AES.
Pour Lansana Kouyaté, les réalités géographiques et humaines imposent la poursuite du dialogue et de la collaboration entre les États concernés.
« Après tout, la géographie unit ces deux entités, l’AES et la CEDEAO », a-t-il souligné.
Le médiateur a également insisté sur l’importance de préserver la libre circulation des populations entre les pays de la région, malgré les divergences politiques actuelles.
« Il s’agit surtout de permettre aux populations de continuer à aller de part et d’autre », a-t-il ajouté.
Selon lui, le président burkinabè a donné des orientations favorables à la poursuite des échanges entre les deux blocs régionaux.
L’Afrique de l’Ouest étant dans une dynamique de recomposition géopolitique à l’heure actuelle, le moment est aussi marqué par le retrait annoncé du Burkina Faso, du Mali et du Niger de la CEDEAO et la consolidation progressive de la Confédération AES.







