Réunis à Bruxelles, des opposants originaires du Mali, du Niger et du Burkina Faso ont annoncé la création de l’Alliance des démocrates du Sahel (ADS), une nouvelle plateforme politique présentée comme un cadre de réflexion et d’action en faveur du retour à l’ordre constitutionnel dans les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES).
À travers cette initiative, les promoteurs de l’ADS disent vouloir défendre les principes démocratiques, les libertés publiques et l’État de droit dans une région marquée par les transitions militaires et les tensions politiques.
Dans leur déclaration de lancement, les membres de la coalition ont exprimé leurs inquiétudes face à la situation politique actuelle dans les trois pays sahéliens, évoquant notamment les restrictions des libertés, les difficultés liées au pluralisme politique ainsi que la place de plus en plus réduite accordée à l’opposition et à la société civile.
La nouvelle alliance entend également porter un discours alternatif sur l’avenir politique du Sahel, tout en plaidant pour une transition vers des institutions civiles issues d’élections.
Cette annonce intervient dans un contexte régional sensible, alors que les autorités du Mali, du Burkina Faso et du Niger poursuivent leur rapprochement politique et sécuritaire au sein de l’AES, après leur rupture avec plusieurs organisations régionales et partenaires occidentaux.







