La Commission électorale nationale indépendante (CENI) de Madagascar commence à dessiner les contours de la fin de la Transition. Son président, Thierry Rakotonarivo, a annoncé un calendrier prévisionnel prévoyant un référendum constitutionnel en juin 2027, suivi d’une élection présidentielle en octobre de la même année.
Cette annonce a été faite à l’issue de la prestation de serment des nouveaux commissaires électoraux à la Cour suprême. Selon la CENI, la refonte de la liste électorale, considérée comme une étape clé du processus, devrait s’achever le 25 avril 2027. Le recensement des électeurs doit, lui, démarrer dès le mois de juin prochain.
À travers ce chronogramme, les autorités électorales veulent rassurer sur leur volonté d’organiser les scrutins de sortie de Transition dans les délais annoncés. Mais sur le terrain politique, plusieurs interrogations persistent encore.
La question du maintien même de la CENI reste notamment au cœur des débats. Une partie de l’opinion et certains mouvements citoyens réclament une réforme en profondeur de l’organe électoral avant toute nouvelle consultation. D’autres voix appellent également à revoir le cadre juridique des élections et les mécanismes de gestion des contentieux électoraux.
Dans ce contexte, les futures concertations nationales pourraient rebattre les cartes. Les autorités rappellent d’ailleurs que le calendrier annoncé reste “prévisionnel” et pourrait évoluer en fonction des décisions politiques à venir.
En parallèle, le président de la CENI a aussi annoncé des mesures administratives et judiciaires contre les personnes impliquées dans d’éventuelles irrégularités lors des précédents scrutins, signe que la question de la crédibilité électorale demeure sensible dans le pays.







