La décision du président sénégalais Bassirou Diomaye Faye de demander une seconde lecture de la loi modifiant les articles L29 et L30 du Code électoral continue de susciter des réactions dans la sphère politique.
Parmi les voix qui se sont exprimées figure celle de Bougar Diouf, président de l’Union des Panafricanistes Sénégalais (UPS). Dans une publication sur les réseaux sociaux ce 08 mai 2026, il estime que cette démarche, bien que conforme aux dispositions légales, interroge sur « la solidité juridique » du texte adopté ainsi que sur le niveau de consensus politique autour de cette réforme sensible.
Pour lui, cette demande de relecture peut être perçue comme une tentative de corriger certaines insuffisances du texte ou d’éviter de nouvelles tensions politiques dans un climat déjà marqué par de fortes sensibilités autour des questions électorales.
« Une réforme électorale ne peut être crédible sans dialogue inclusif entre le pouvoir, l’opposition et la société civile », soutient-il, appelant les autorités à privilégier la concertation afin de préserver la confiance autour du processus démocratique.
Dans sa réaction, le responsable politique met également en garde contre les logiques partisanes et les intérêts de clans qui, selon lui, ne doivent pas prendre le dessus sur les intérêts de la République.







