Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a mis fin aux spéculations autour d’une éventuelle candidature de son Premier ministre Ousmane Sonko à la prochaine élection présidentielle. Dans un entretien accordé à la presse locale ce samedi 02 mai 2026 et relayé par de nombreux médias, le chef de l’État s’est voulu catégorique : pour lui, la question ne se pose même pas.
« Depuis 2024, la question de son éligibilité n’a jamais été un problème pour moi », a-t-il affirmé, rejetant les doutes régulièrement exprimés dans le débat public.
Pour le président, la situation est juridiquement claire. Il rappelle que son allié politique a recouvré ses droits civiques et a pris part aux récents scrutins. « Il a voté lors des élections, puis encore en novembre 2024, et il a été élu », insiste-t-il, estimant que les conditions d’éligibilité sont désormais réunies.
Dans cette logique, Bassirou Diomaye Faye considère que la polémique relève davantage du terrain politique que juridique. Une manière de trancher un débat qui continue pourtant d’agiter la scène politique sénégalaise.
Interrogé par ailleurs sur la proposition de loi portée par le PASTEF visant à modifier le code électoral, le chef de l’État adopte un ton plus mesuré. S’il reconnaît la légitimité de l’initiative, il s’interroge sur son opportunité. « Je ne vois pas l’urgence », confie-t-il, prenant ainsi ses distances avec une démarche issue de sa propre majorité.
Le président insiste néanmoins sur le travail technique ayant précédé ce texte, élaboré avec l’appui de juristes de la présidence, de la primature et de l’Assemblée nationale, ainsi que des services électoraux. « J’ai lu le texte, j’ai relu la Constitution », assure-t-il, mettant en avant une approche rigoureuse.
Au-delà de cette séquence, Bassirou Diomaye Faye dit vouloir recentrer le débat sur les réformes électorales jugées prioritaires, notamment le bulletin unique ou la révision du fichier électoral.







