Le Conseil national de Transition (CNT) a adopté, ce jeudi 23 avril 2026 à Bamako, quatre projets de loi de ratification destinés à consolider le cadre juridique de la Confédération des États du Sahel.
Réunis en séance plénière au Centre international de conférence de Bamako, les conseillers ont approuvé à l’unanimité ces textes, issus des décisions prises en décembre 2025 par les chefs d’État de l’Alliance des États du Sahel. Ce vote, enregistré avec 127 voix pour et aucune opposition, traduit un large consensus autour du projet d’intégration sahélienne.
Les protocoles ratifiés encadrent plusieurs domaines jugés stratégiques, notamment la défense et la sécurité, la coordination diplomatique, le développement économique ainsi que la mise en place de sessions parlementaires confédérales, considérées comme une innovation majeure dans l’architecture institutionnelle de l’AES.
Présent pour défendre ces textes, le ministre des Affaires étrangères Abdoulaye Diop a salué une avancée significative, estimant que ces instruments permettront de traduire concrètement les ambitions de la Confédération. Il a notamment insisté sur l’importance du volet parlementaire, qui doit favoriser une implication plus directe des représentants des populations.
En amont du vote, la Commission des lois, dirigée par Souleymane Dé, a examiné les textes afin de s’assurer de leur conformité avec le cadre légal encadrant l’action gouvernementale. Cette étape permet au CNT de valider les ordonnances prises durant l’intersession tout en exerçant son rôle de contrôle sur les engagements internationaux du Mali.
Avec cette ratification, les autorités disposent désormais d’une base juridique complète pour accélérer la mise en œuvre des mécanismes de la Confédération. La prochaine étape attendue concerne la tenue des premières sessions parlementaires confédérales, appelées à compléter les dispositifs diplomatiques et sécuritaires déjà engagés.







