Les Nouvelles d'Afrique
  • Accueil
  • Nos Vidéos/Podcasts
  • Le saviez-vous?
  • Vérifions
No Result
View All Result
Les Nouvelles d'Afrique
  • Accueil
  • Nos Vidéos/Podcasts
  • Le saviez-vous?
  • Vérifions
No Result
View All Result
Les Nouvelles d'Afrique
No Result
View All Result
Accueil À la une

Lettre ouverte à Bassirou Diomaye Faye : le second mandat lié au sort de Macky Sall à l’ONU

Lettre ouverte

admin de admin
21 Abril 2026
dans À la une, Sénégal
0 0
0
Lettre ouverte à Bassirou Diomaye Faye : le second mandat lié au sort de Macky Sall à l’ONU
Share on FacebookShare on Twitter

Dans une lettre ouverte adressée au président de la République du Sénégal Bassirou Diomaye Faye, Dr Mamadou Mouctar Diallo, juriste, ancien ministre et ancien député, interpelle le chef de l’État sur ses choix politiques, notamment concernant la candidature de Macky Sall au poste de secrétaire général de l’Organisation des Nations unies.

👇

Lettre ouverte au Président Bassirou Diomaye Faye

Monsieur le Président, votre deuxième mandat dépend, en partie, du sort de Macky Sall à l’ONU

Excellence Monsieur le Président de la République,

Votre deuxième mandat se joue aussi dans les choix que vous faites aujourd’hui.

Le pouvoir n’est pas un refuge pour les ressentiments. Ce n’est pas un instrument de revanche. C’est une épreuve de lucidité.

Le pouvoir ne se juge pas à l’instant, mais à l’avenir qu’il construit. Décider, ce n’est ni céder à l’émotion ni prolonger des rancunes. Le pouvoir n’est pas un exutoire : c’est une responsabilité qui exige lucidité et sang-froid.

Le pouvoir n’est pas un règlement de comptes. Gouverner, c’est trancher – parfois seul, souvent à contre-courant – avec la conscience que seules les décisions durables comptent. Le danger n’est pas toujours en face ; il est souvent à côté : dans cet entourage qui conseille, mais oriente, qui invoque des principes, mais sert des intérêts ou règle des comptes. Qui se sert du pouvoir au lieu de le servir. C’est là que le pouvoir se dévoie.

Le leadership commence précisément là : refuser d’être instrumentalisé, ne pas se laisser entraîner dans les combats personnels des autres, accepter de déplaire et décider en toute indépendance. En politique, rien n’est figé : le pire ennemi d’hier peut devenir le meilleur allié d’aujourd’hui, comme le meilleur allié d’aujourd’hui peut devenir le pire ennemi de demain.

En politique, le sens de la relativité est un principe cardinal, tant les rapports y sont mouvants.

Dans les dynamiques de pouvoir, rien n’est neutre. Chaque choix engage une vision et redessine les équilibres, avec des effets en retour. La politique n’a pas de frontières étanches. Rien ne disparaît vraiment : tout se transforme, tout revient, souvent avec plus de force.

Croire que l’on peut contenir une dynamique par un calcul à court terme est une illusion. En politique, on ne neutralise rien : on déplace, on reconfigure, parfois on renforce ce que l’on croyait affaiblir.

Monsieur le Président, je vous invite très respectueusement, à préserver et à perpétuer cette belle tradition de solidarité, de fraternité institutionnelle et de patriotisme qui a toujours distingué le Sénégal sur la scène mondiale. C’est cet esprit d’unité, au-delà des clivages, qui a permis au Sénégal de rayonner au sein des institutions internationales et d’y voir ses ressortissants occuper une place remarquable, faisant à la fois la fierté nationale et l’admiration des autres. Cette solidarité d’État n’est pas un hasard : elle est le fruit d’une culture politique mûrie, patiemment entretenue par vos prédécesseurs, qui ont su faire prévaloir l’intérêt supérieur de la nation sur les divergences partisanes. L’histoire en offre des illustrations éloquentes, notamment lorsque le Président Abdoulaye Wade a soutenu son prédécesseur Abdou Diouf dans son accession à la tête de l’Organisation internationale de la Francophonie. Préserver cet héritage, c’est maintenir le Sénégal à la hauteur de sa réputation : celle d’un État capable de transcender ses différends internes pour défendre, avec constance et dignité, ses intérêts et son rang dans le concert des nations. À cet égard, la candidature de Macky Sall à l’ONU offre une opportunité historique d’élever au plus haut niveau le rayonnement et l’influence à la fois du Sénégal et de toute l’Afrique.

Ne pas accompagner certaines trajectoires majeures n’est pas un acte d’autorité. C’est un aveu de faiblesse, un manque de vision. En refusant, jusqu’à présent, de soutenir la candidature de Macky Sall, votre prédécesseur, au poste de Secrétaire général des Nations unies, ce n’est pas une simple erreur : c’est une faute politique. Une faute diplomatique. Une faute de hauteur. Une faute de vision.

Ce choix est en contradiction flagrante avec l’élégance républicaine, la rigueur institutionnelle et l’intérêt supérieur du Sénégal. Il fragilise votre leadership, votre posture internationale et brouille le message que le Sénégal envoie au monde.

Un chef d’État ne choisit pas en fonction de ses affinités, mais de l’intérêt supérieur de la nation. N’oubliez jamais ceci : le pouvoir est une fonction, jamais une propriété. Ceux qui vous ont précédé ont occupé votre place ; d’autres l’occuperont après vous.

Macky Sall a été à votre place. Vous serez, un jour, à la sienne. Chaque acte posé à son encontre crée un précédent – une jurisprudence politique – qui pourrait, demain, se retourner contre vous avec plus de rigueur encore.

Et si Macky Sall ne devenait pas Secrétaire général de l’ONU, il reviendrait probablement au Sénégal pour être candidat à l’élection présidentielle de 2029, avec la détermination d’un lion blessé. Homme de défi, il sait se battre. Il dispose de réseaux solides, d’une connaissance fine du système politique et de la sociologie du pays, ainsi que d’une expérience électorale considérable et d’un appareil politique redoutable.

Dès lors, même au-delà de toute autre considération, le choix de le soutenir peut relever d’une lecture stratégique : anticiper les équilibres futurs et éviter de transformer un acteur majeur en adversaire direct. Transformer Macky Sall en adversaire frontal n’est pas un signe de force : c’est une erreur stratégique.

L’histoire ne retient pas les dirigeants du court terme, mais ceux qui voient loin, anticipent, décident et assument avec courage.

Au fond, les questions sont simples : gouvernez-vous pour aujourd’hui ou pour l’histoire ? Vous projetez-vous dans un second mandat ? Et au-delà, dans l’après-présidence ?

Excellence Monsieur le Président de la République, à vous – et à vous seul – d’y répondre. Car c’est vous que l’histoire jugera. Que Dieu vous guide.

Puisse Dieu bénir le Sénégal et toute l’Afrique !

Dr Mamadou Mouctar Diallo

Ancien Ministre – Ancien Député

Acteur engagé pour l’Afrique et le multilatéralisme.

mouctardiallo75@gmail.com

Washington, le 20 avril 2026

 

Tags: Bassirou Diomaye FAYECANDIDATURE DE MACKY SALL À L’ONUDR MOUCTAR DIALLOlettre ouverteSénégal

En rapport Posts

Le plaidoyer de Sadio Mané au sommet de la jeunesse de l’Onu
À la une

Sadio Mané mise 23,5 millions de dollars sur l’agriculture sénégalaise

Par-delà les stades et les trophées, Sadio Mané veut désormais marquer durablement l’économie de son pays. L’international sénégalais a...

de Admin
13 Setembro 2026
Le Sahel en flammes : les attaques se multiplient alors que la région se rapproche de la Russie
À la une

Niger : Le grand braquage démocratique de la junte militaire

Sous couvert d'un dialogue national sur mesure, le régime militaire nigérien vient de tomber le masque. En recommandant une...

de Admin
12 Setembro 2026
Le CADHP exige que le Burkina Faso se concentre sur la protection des civils
À la une

Attaque de Dioura : le crash sécuritaire de la junte militaire malienne

La réhabilitation du camp militaire de Dioura s’est transformée en symbole d’un échec cuisant. L’attaque menée et revendiquée par...

de Admin
12 Setembro 2026
RDC : une vingtaine de morts dans l’incendie de deux écoles à Bukavu
À la une

RDC : une vingtaine de morts dans l’incendie de deux écoles à Bukavu

Une vive émotion règne dans la ville de Bukavu, à l’est de la République démocratique du Congo, après le...

de Admin
11 Setembro 2026

Actu. en videos

Vidéo : “Macky Sall est le candidat idéal à l’ONU”, Yoro Dia
À la une

Vidéo : “Macky Sall est le candidat idéal à l’ONU”, Yoro Dia

de admin
10 Outubro 2025
Entretien Special Tierno Monenembo
Vidéo

Entretien Special Tierno Monenembo

de admin
5 Outubro 2025
Entretien avec Samsidine Aïdara ”j’ai perdu quatre frères et sœurs dans la catastrophe maritime”
Vidéo

Entretien avec Samsidine Aïdara ”j’ai perdu quatre frères et sœurs dans la catastrophe maritime”

de admin
5 Outubro 2025
Erdogan: “Nous afficherons Israël comme un criminel de guerre aux yeux du monde”
À la une

Erdogan: “Nous afficherons Israël comme un criminel de guerre aux yeux du monde”

de admin
28 Outubro 2023
Les Nouvelles d'Afrique

À Propos du site

Nous sommes une équipe de journalistes africains disséminés à travers le monde, unissant nos efforts pour révolutionner le paysage médiatique africain.

Nous sommes des catalyseurs du changement, des narrateurs passionnés et des visionnaires déterminés à faire avancer le journalisme africain vers de nouveaux horizons.

Suivez-nous sur

Categorias

Arquivo

Abril 2026
STQQSSD
 12345
6789101112
13141516171819
20212223242526
27282930 
« Mar   Mai »

Nous joindre

N’hésitez pas à nous contacter !

Adresse: Hann Maristes 1 Lot n°2, Dakar, Sénégal.

Rédaction

Email : lesnouvellesdafrique@gmail.com
Directeur de publication:
MAMADOU BAH +224628669188
Rédacteur en chef:
ABDOULAYE SYLLA +224628027711

  • Charte
  • Politique de confidentialité

© 2025 - Les Nouvelles d'Afrique. Tous droits réservés.

Welcome Back!

Login to your account below

Forgotten Password?

Retrieve your password

Please enter your username or email address to reset your password.

Log In

Add New Playlist

No Result
View All Result
  • Accueil
  • Nos Vidéos/Podcasts
  • Le saviez-vous?
  • Vérifions

© 2025 - Les Nouvelles d'Afrique. Tous droits réservés.

-
00:00
00:00

Queue

Update Required Flash plugin
-
00:00
00:00