Sur décision du président Mamadi Doumbouya, un nouveau gouvernement est en cours de formation depuis 48 heures en Guinée. Sur les 29 portefeuilles ministériels, 22 sont déjà pourvus. Dans le cadre d’un micro-trottoir réalisé par LNA, plusieurs citoyens ont exprimé leurs attentes envers cette nouvelle équipe dirigée par Amadou Oury Bah.
Dans les rues de Kaloum, au centre-ville, les discussions autour de cette recomposition gouvernementale vont bon train. Certains saluent l’initiative, tandis que d’autres restent sceptiques.
C’est le cas de Nantady Dansoko, qui dit attendre beaucoup du gouvernement Bah Oury.
« Je souhaite que ce gouvernement apporte des changements dans plusieurs domaines, notamment la santé, l’éducation, le monde du travail et la justice », a-t-elle affirmé.
Ibrahima Cissé, un étudiant rencontré, partage également ses attentes, mais plus particulièrement envers la nouvelle ministre de l’Enseignement supérieur.
« L’État finance nos études du primaire à l’université. Pourtant, à la fin du cycle, il est très difficile de trouver un emploi. Le nouveau gouvernement doit absolument trouver une solution à ce problème », a-t-il déclaré.
Ousmane Kanté, propriétaire d’un salon de coiffure à Hamdallaye, insiste, lui, sur la question de la migration irrégulière des jeunes.
« Le nouveau gouvernement doit immédiatement s’attaquer au phénomène de migration des jeunes. Il faut créer beaucoup d’emplois pour qu’ils restent au pays. Nous avons perdu trop de jeunes dans la mer ou le désert à la recherche d’un eldorado. C’est au gouvernement de créer cet eldorado ici », a-t-il plaidé.
Les mêmes préoccupations reviennent chez Agathe Bangoura, vendeuse au marché de Cosa, qui appelle à renforcer l’employabilité des jeunes.
« Nous, les femmes, souffrons de voir nos enfants tenter la migration irrégulière. Le bonheur peut exister ici en Guinée, mais c’est au gouvernement de le créer pour nos enfants », a-t-elle exprimé.
Dansa Camara
Correspondant de LNA à Conakry
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