L’économie malienne s’apprête à changer de régime. Après une année 2025 atone (4 % de croissance), le Fonds monétaire international (FMI) prévoit une accélération du PIB à 5,5 % pour 2026.
L’or, moteur de la relance
Ce regain d’optimisme repose essentiellement sur le secteur extractif. Le compromis trouvé en novembre entre Bamako et le géant canadien Barrick Gold relance l’exploitation du complexe de Loulo-Gounkoto. Avec 22,5 tonnes produites par an, ce site figure parmi les dix plus importants au monde. Cette reprise doit mécaniquement gonfler les recettes d’exportation et oxygéner les finances publiques.
Les défis à relever
Si les chiffres sont au vert, le FMI pose des conditions strictes pour valider ce scénario : résoudre prioritairement la pénurie de carburant qui paralyse l’activité et stabiliser la situation face aux blocus des groupes armés (JNIM) qui perturbent les approvisionnements.
Malgré ces indicateurs macroéconomiques favorables, l’institution prévient que ce rebond ne garantit pas encore une amélioration concrète du niveau de vie des populations, éprouvées par les chocs successifs de 2025.






