Depuis plusieurs années, le football local sénégalais lutte farouchement contre la violence dans ses championnats (Ligue 1, Ligue 2). Ces derniers, censés être des facteurs de divertissement et de rassemblement, se transforment en champs de bataille et les incidents dans les stades se multiplient à chaque saison. Des luttes, des préventions et des sensibilisations reviennent chaque année, mais cette violence persiste toujours.
Le drame Demba Diop : la racine historique d’un fléau persistant
Problème persistant saison après saison, la violence dans les championnats sénégalais devient un cancer récidiviste qu’il faudra définitivement éradiquer. Le football local a longtemps été entaché par des scènes de violence. Le plus marquant est le drame du Stade Demba Diop de Dakar. C’était la finale de la Coupe de la Ligue entre l’US Ouakam et Stade de Mbour en juillet 2017.
Des échauffourées avaient entraîné l’affaissement d’un pan du mur d’une des tribunes, provoquant la mort de huit personnes et plusieurs dizaines de blessés. Malgré des sanctions et plusieurs campagnes de sensibilisation, la violence refait toujours surface année après année.
Nouvelle saison, mêmes débordements !
La dernière en date est le derby entre l’US Ouakam et le Jaraaf de Dakar dimanche lors de la deuxième journée de la Ligue 1 au stade Municipal de Ngor. Jets de projectiles, bousculades ou encore agressions physiques, les images de cet incident ont fait le tour des réseaux sociaux, provoquant indignation et regrets. Le stade de Ngor a fermé ses portes aux clubs suite à ces incidents.
La Ligue Sénégalaise de Football Professionnel a, dans la foulée, déploré ces événements : « La violence n’a pas sa place dans les stades. Ce phénomène injustifié et malheureux ternit l’image de notre football », peut-on lire dans le communiqué.
Le président de la Ligue Sénégalaise de football Professionnel (LSFP), Babacar Fall, s’est également exprimé sur ces violences entre les deux clubs dans l’émission « Sport 2S » : « C’est une situation que je déplore parce que Ouakam et Jaraaf sont des clubs frères… Nous avons une commission de discipline indépendante composée de magistrats qui ont reçu comme consigne : zéro tolérance à la violence. Cette commission prendra en charge les sanctions qui s’imposeront. »
L’escalade de la tension : Arbitrage, rivalités et l’impact des réseaux sociaux
Le football local sénégalais ne peut pas survivre à une saison sans une crise majeure liée à la violence dans les stades. Des décisions d’arbitrage, des supporters intolérants ou encore des rivalités entre clubs constituent les principales causes de cette violence dans nos stades. Les tensions s’amplifient également avec les réseaux sociaux avant ou après les rencontres.
Tolérance zéro vs réalité du terrain : les sanctions suffiront-elles ?
Chaque année, la LSFP organise des panels et des rencontres avant chaque début de saison pour sensibiliser contre la violence dans les stades. Mais des incidents sont toujours notés dans les matchs de Ligue 1 ou Ligue 2. Le président de la LSFP a insisté sur le fait que les sanctions de la Ligue seront très sévères en cas de provocations qui mènent à des échauffourées dans les stades, allant jusqu’à des retraits de points.
Pendant plusieurs années, beaucoup de sanctions ont été infligées aux clubs et aux supporters, mais des incidents sont toujours notés dans le football local. Une situation qui ternit le football sénégalais.
Le Sénégal est une grande nation de football où plusieurs de ses stars et légendes sont issues du championnat local. La violence dans le championnat professionnel sénégalais nécessite des mesures drastiques de la part des autorités, des mesures très sévères et qui éloigneront à jamais la violence des stades sénégalais.
Salimata MBENGUE







