La capitale malienne traverse une crise majeure du carburant, exacerbée par les attaques répétées des djihadistes du JNIM contre les camions-citernes sur les routes menant à Bamako. Résultat : une flambée historique des prix et une population plongée dans une véritable chasse à l’essence.
Des prix multipliés par six
Dans certains quartiers de Bamako, un bidon de 20 litres d’essence se négocie à 100.000 Fcfa, soit près de six fois le prix officiel à la pompe (17.500 Fcfa). Les petits bidons de 1,5 litre, autrefois vendus 1.000 Fcfa, atteignent désormais 3.000 à 5.000 Fcfa.
La rareté du carburant pousse les automobilistes à des sacrifices extrêmes. Certains passent jusqu’à trois nuits consécutives dans des files d’attente interminables pour espérer s’approvisionner. Beaucoup se tournent vers le marché noir, malgré les prix exorbitants, de peur de ne pas pouvoir aller travailler.
Un impact lourd sur la vie quotidienne
À Bamako, le carburant est devenu un produit de luxe.« On n’a pas le choix, sinon on ne peut pas travailler », confie un conducteur épuisé.
Cette crise ne touche pas seulement les particuliers : transporteurs, commerçants et entreprises subissent de plein fouet ses effets, menaçant de paralyser une économie déjà fragilisée.
B. B







