En Guinée, la Direction générale des élections (DGE) n’est plus l’organe chargé de l’organisation des scrutins. Cette structure, créée par décret, voit ses prérogatives modifiées avec l’entrée en vigueur de la nouvelle Constitution adoptée par référendum.
Selon Djenabou Touré, directrice générale de la DGE, son institution n’assure désormais qu’un rôle technique dans la préparation de la présidentielle prévue pour décembre prochain.
« La DGE va jouer le rôle d’un organe technique, tout comme l’ONU, jusqu’à la mise en place de l’organe électoral prévu par la Constitution », a-t-elle expliqué.
Le nouvel organe, appelé Organe Technique Indépendant de Gestion des Élections (OTIGE), remplacera la DGE. Contrairement à cette dernière, il ne dépendra d’aucun ministère et fonctionnera de manière indépendante, à l’image de l’ancienne Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI).
Près d’un mois après la promulgation de la nouvelle Constitution, l’OTIGE n’a pas encore été mis en place, alors que l’élection présidentielle approche à grands pas. En attendant, la DGE continue d’assurer la logistique et la coordination du processus électoral.
Jeudi, lors d’une conférence de presse, Djenabou Touré a annoncé que 66 candidatures ont déjà été enregistrées pour le scrutin présidentiel : 50 partis politiques et 16 indépendants.
Oury Maci Bah, Pour Les Nouvelles d’Afrique







