La Cour pénale internationale (CPI) a ouvert ce mardi à La Haye l’audience de confirmation des charges visant Joseph Kony, fondateur de l’Armée de résistance du Seigneur (ARS), poursuivi pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre commis en Ouganda au début des années 2000. L’audience se déroule sans la présence du suspect, toujours en fuite.
La Chambre préliminaire III, composée de la juge Althea Violet Alexis-Windsor (présidente), de la juge Iulia Motoc et du juge Haykel Ben Mahfoudh, entendra du 9 au 11 septembre l’Accusation, la Défense et les représentants légaux des victimes. L’objectif est de déterminer s’il existe des motifs substantiels de croire que Kony a commis les crimes reprochés. En cas de confirmation, le dossier sera renvoyé devant une Chambre de première instance en vue d’un procès.
Le mandat d’arrêt contre Joseph Kony avait été délivré sous scellés en juillet 2005, modifié en septembre de la même année puis rendu public en octobre 2005. Le chef rebelle est suspecté de crimes contre l’humanité (meurtre, esclavage, viol, mariage forcé, torture, persécution, grossesse forcée) et de crimes de guerre (meurtres, attaques contre des civils, enrôlement et utilisation d’enfants soldats, pillages et destructions). Les faits remontent aux années 2003 et 2004 dans le nord de l’Ouganda.
En décembre 2024, la CPI avait fixé au 9 septembre 2025 l’ouverture de cette audience, une décision confirmée en juin dernier par la Chambre d’appel, qui a validé la possibilité de tenir la procédure par contumace.







