En Guinée, la campagne pour le référendum constitutionnel du 21 septembre apparaît dominée par les partisans du « oui ». Le parti du Premier ministre, l’UDRG, favorable au projet de nouvelle Constitution, martèle qu’« il n’y a pas de place pour le non » dans cette campagne.
Selon des sources locales, l’UDRG mène activement campagne avec un soutien logistique et financier mis à disposition par les autorités de la transition. Sur le terrain, seuls les partisans du « oui », en majorité des membres du gouvernement, organisent meetings et cortèges publics.
« Le oui a déjà gagné. Il ne reste que la date du vote pour confirmer. Cette Constitution sera adoptée avec les résultats que nous souhaitons », a déclaré un cadre du parti sous couvert d’anonymat.
La capitale Conakry est en grande partie désertée par ses dirigeants, mobilisés à l’intérieur du pays pour promouvoir le projet de Constitution. Cette forte implication du gouvernement laisse peu d’espace pour les opposants au texte.
Le scrutin du 21 septembre sera le quatrième référendum de l’histoire guinéenne. Le premier, en 1958, avait marqué la rupture avec la colonisation française, seul référendum où le « non » fut majoritaire. Les deux suivants se sont déroulés sous Lansana Conté puis en mars 2020 sous Alpha Condé.
Oury Maci Bah pour les Nouvelles d’Afrique







