Il existe désormais un grand creuset à l’échelle africaine qui réunit les spécialistes des études britanniques. Il s’agit de l’Association Internationale des Spécialistes Africains des Etudes Britanniques (AISAEB).
L’AISAEB est une organisation académique, scientifique et culturelle ayant plusieurs missions dont celles liées à la promotion de la recherche en études britanniques en Afrique et la valorisation des publications, colloques et séminaires sur la culture, la littérature, la civilisation et la langue anglaises. A l’issue de l’Assemblée Générale Constitutive, c’est l’universitaire Professeur Alidou Razakou IBOURAHIMA BORO qui a été plébiscité pour présider le bureau de neuf membres de l’AISAEB. Quelle est la mission fondamentale de ladite association ? Sur les antennes de la chaine privée béninoise Radio Sêdohoun, le président de l’AISAEB, s’est largement expliqué sur l’initiative.
Selon l’universitaire, le cadre est initié parce que, « quand on dit l’anglais britannique, c’est la première des langues anglaises à enseigner du primaire au secondaire.» L’association a été mise en place pour « une synergie d’actions pour que du Bénin au Togo, du Burkina Faso au Sénégal, quand on dit anglais britannique, tout ce qui est comme activité pédagogique ; tout ce qui est comme action d’enseignement soit coordonné et harmonisé, pour le bénéfice de tous ceux qui aiment la langue de Shakespeare. Toute personne qui veut apprendre l’anglais, doit apprendre l’anglais britannique c’est-à-dire l’anglais de Shakespeare. C’est pour cela qu’on s’est dit, si on ne s’organise pas, les gens vont continuer par enseigner de n’importe quoi aux apprenants, pensant qu’ils leur apprennent l’anglais et ce serait la catastrophe dans l’avenir…»
Le spécialiste, Professeur Alidou Razakou IBOURAHIMA BORO note que l’anglais est la langue la plus parlée dans le monde. Les universitaires qui se sont donnés comme mission, la pureté de ladite langue, appartiennent au grand creuset. La mission implique un engagement réel de tous les acteurs pour que « l’anglais des anglais soit appris aux enfants ». Aussi, les actions seront coordonnées et les expériences partagées entre spécialistes. Il est fondamental, de contribuer à l’ouverture de l’Afrique dans le champ des études britanniques. De plusieurs nationalités du continent africain, ils comptent donc mettre davantage l’accent sur la qualité dans le parler, la manière dont les mots sont prononcés, pour que « chacun n’ait pas de façon éparse, sa forme d’anglais. Il faut parler la langue telle que c’est prévu par la phonétique. »
Pour réussir la mission assignée à la faitière, toutes les compétences sont impliquées dans la réalisation des objectifs communs. Le président de l’AISAEB annonce les audiences prochaines avec les autorités des pays africains. « Les études britanniques sont de beaux jours devant elles », a-t-il conclu. A noter que le siège de l’AISAEB est au Bénin.
Sidoine AHONONGA