En Mauritanie, les étrangers sont actuellement confrontés à une vague d’expulsions. L’une des victimes, une femme en état de grossesse, raconte avoir été « emprisonnée » et « torturée » avant d’être jetée à la frontière avec le Sénégal.
Mère d’une fille et encore enceinte, cette migrante dit avoir vécu l’« enfer » ces dernières semaines. Elle est Guinéenne et vivait en Mauritanie depuis plusieurs années.
« Nous avons beaucoup souffert en Mauritanie. J’ai passé dix jours en prison sans rien manger ni rien. Je suis avec ma fille et je suis également enceinte. Hommes et femmes, tout le monde a été torturé, y compris moi. Mon argent, mon téléphone, tout a été pris », raconte la femme enceinte.
Après dix jours de prison, elle et plusieurs autres Guinéens ont été emmenés à la frontière mauritanienne avec le Sénégal, où ils ont été abandonnés. Ils y sont depuis, appelant à l’aide les autorités de leur pays.
En attendant, ils font face à une autre épreuve : le manque de nourriture et d’hébergement. Ils passent la nuit à terre. Ils disent ne plus vouloir retourner en Mauritanie. Leur souhait actuel est de rentrer chez eux.