Guinée : encore une promesse non tenue du général Doumbouya

Une autre promesse du chef de la transition guinéenne est sur le point de ne pas être tenue : la fixation d’une date pour le référendum constitutionnel au premier trimestre de l’année en cours. À moins d’une semaine de la fin de ce délai, une source nous apprend que le décret attendu n’est pas pour bientôt.

Le 31 décembre 2024, lors de son discours du Nouvel An à la nation, le général Mamadi Doumbouya a annoncé 2025 comme une année électorale. Il avait même promis de convoquer le corps électoral pour le référendum au premier trimestre de l’année. Ce qui ne sera finalement pas le cas.

Actuellement, la nouvelle Constitution est en train d’être examinée par des experts en la matière, dont certains sont connus pour avoir déjà exprimé ouvertement leur soutien à une éventuelle candidature du président du CNRD à la prochaine élection présidentielle. C’est notamment le cas de l’ancien maire de Labé, l’une des principales villes de Guinée, Elhadj Ibrahim Sampiring Diallo.

Dans l’une des dernières déclarations du Premier ministre concernant le référendum à venir, Bah Oury a averti qu’il n’est pas question de l’organiser ni les autres élections (locales, législatives et présidentielle) sur la base du fichier électoral actuel. Selon une source à la présidence, le chef de la transition ne convoquera pas les électeurs pour le référendum avant l’achèvement de la révision en cours de la nouvelle Constitution et l’établissement d’un nouveau fichier électoral.

Depuis 2022, le CRND promet un retour à l’ordre constitutionnel. Un engagement pour lequel les dires et les faits ne se correspondent pas. Le pays ne dispose toujours pas d’une Commission électorale nationale. Habituellement, c’est cette institution qui organise les élections en Guinée.

L’idée que cette mission revienne au ministère de l’Administration du territoire et de la Décentralisation est loin de faire l’unanimité. Elle avait été évoquée sous Alpha Condé, mais rejetée. Elle a refait surface sous le CNRD, mais la position de l’opposition à ce sujet reste inchangée. Un refus qu’elle justifie par le manque de crédibilité d’un ministère dans un jeu électoral où l’un des candidats est celui qui est au pouvoir.

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