Le gouvernement du Sénégal compte mettre en place treize (13)mesures pour réformer et moderniser le système de l’état civil afin de garantir l’accès aux documents administratifs. L’annonce est du premier ministre Ousmane Sonko qui prenait part hier mardi 18 mars à une réunion ministérielle dans le cadre de la mise en œuvre de la Stratégie nationale de l’état civil.
Le Sénégal a numérisé et indexé vingt (20) millions d’actes d’état civil pour un objectif global de trente (30)millions. Une avancée qui a été partagée lors de cette réunion ministérielle consacrée à la problématique de l’état civil et à la sécurité des documents officiels.
Une initiative qui s’inscrit dans la mise en place du système d’information sur l’état civil du Sénégal, visant à moderniser la gestion des actes officiels. Selon le directeur général de l’Agence nationale de l’état civil (ANEC), Aliou Ousmane Sall, ils sont 2 800 agents, dont 631 officiers d’état civil et 631 préposés aux archives qui ont été formés pour accompagner ce processus de modernisation.
L’état des lieux a présenté un tableau peu reluisant. En effet, le constat montre un total de 409 789 élèves des cycles préscolaire et élémentaire sans acte de naissance, répertoriés dans le secteur de l’Education. Les difficultés sont entre autres des élèves sans pièces d’état civil, le coût élevé des jugements et audiences foraines, l’absence de notification des naissances et décès. Des difficultés qui engagent selon le premier ministre le gouvernement à prendre des mesures idoines.
Ousmane Sonko a annoncé avoir instruit le ministre de l’Urbanisme, des collectivités territoriales à veiller à faire assurer pleinement aux maires la prise en charge de leur attribution en matière d’état civil à travers le fonctionnement des centres conformément aux dispositions des articles 29 à 93 de la loi n 72-61 du 12 juin 1972.
Son collègue de la justice et des finances a quant à lui été instruit d’examiner dans les plus brefs délais, la possibilité de rendre gratuit toute déclaration de naissance, de décès, de mariage ou divorce et tout jugement s’y rapportant a déclaré, le premier ministre.
Sur la même lancée, il ya aussi la mise en œuvre du plan d’actions de renforcement de la gestion de l’état civil au niveau des postes diplomatiques et consulaires sur la période 2025-2026. Ce afin de faciliter l’enrôlement à l’état civil et le traitement diligent des requêtes de délivrance d’actes d’état civil des Sénégalais de l’extérieur. L’accent a été aussi mis sur la prise sans délai des dispositions appropriées en vue de résoudre la problématique des élèves candidats aux examens de fin de cycle élémentaire, du Bfem et du baccalauréat sans pièces d’état civil, de manière ponctuelle, au plus tard le 30 avril 2025 pour les examens de l’année scolaire en cours et de manière structurelle pour la cohorte d’élèves concernés par cette problématique au plus tard le 31 décembre 2025.
Une réponse à une problématique comme le manque de personnel qualifié dans les centres d’état civil, ainsi que des salaires insuffisants pour les agents. Le taux d’enregistrement des mariages et des décès reste particulièrement faible dans certaines régions du pays, notamment à Kolda, Sédhiou et Kaffrine, soulignant ainsi les disparités qui persistent dans l’accès aux services d’état civil.