À quand la révolte au Sahel ?

À quand la révolte au Sahel ?

Arrestations arbitraires, emprisonnements illégitimes, exécutions sommaires et sortie fracassante des institutions régionales et internationales : les pouvoirs militaires au Mali, au Burkina Faso et au Niger finiront-t-il par étrangler leurs peuples entiers si aucun sursaut ne vient mettre fin à la folie des soldats Goita, Traoré et Tiani.

Dans ces trois pays, réunis au sein de l’Alliance des États du Sahel, les voix dissonantes au pouvoir des chefs de la junte d´resormais rasent les murs pour échapper aux supplices des militaires devenus totalement irrationnels. Des putschistes devenus de gros renards dans le poulailler sahélien.

Goita, Traoré et Tiani sont tellement sensibles à la moindre critique qu’ils n’hésitent plus à brigander leurs peuples et à faire disparaître physiquement leurs citoyens qui dénoncent la mauvaise gestion et l’absence totale de démocratie et la gestion chaotique de lutte contre le terrorisme pourtant présentée comme le fallacieux prétexte des coups d’État.

Les organisations indépendantes de défense des droits de l’homme comme HRW ou Amnesty International estiment à plusieurs centaines de morts au Mali, au Burkina et au Niger, depuis la prise du pouvoir par la force par Ibrahim Traoré, Assimi Goita et Abdouharamane Tiani.

Aux meutres et aux violations flagrantes des droits humains s’ajoutent le retrait insolent de ces trois pays de la CEDEAO avec pour seul objectif de quitter le parapluie démocratique qui régit les membres de l’organisation régionale.

Pire, le Mali, le Burkina Faso et le Niger viennent d’annoncer de leur retrait de l’organisation internationale de la Francophonie. Un organisme qui promeut le français qu’ont en partage les francophones et qui offre des opportunités culturelles et universitaires à ses membres. Quel scandale et quel dommage que trois soldats imposent, sans limite, à de vastes territoires des supplices indescriptibles à de valeureux peuples resignés. Car, au Mali, au Burkina Faso et au Niger, critiquer les militaires est désormais plus qu’un pêché de lèse-majesté. C’est une suicide programmée, soit !

Mais jusque quand les Maliens, les Burkinabè et les Nigériens vont-ils encore accepter une telle situation et un tel scénario digne d’un film de gangster ?

Papa Barry

Edito