Le Burkina Faso a officiellement rétabli la peine de mort, huit ans après son abolition en 2018. La décision a été adoptée à l’unanimité par les 71 membres de l’Assemblée législative du peuple (ALP) dans le cadre du nouveau Code pénal.
Selon le ministre de la Justice, Edasso Rodrigue Bayala, cette réforme vise à renforcer la lutte contre le terrorisme et à mieux protéger la sécurité nationale.
La peine capitale s’appliquera notamment aux actes de terrorisme, à l’espionnage, à la trahison, au parricide ainsi qu’à l’importation de produits prohibés ou périmés ayant causé la mort.
Dirigé par le capitaine Ibrahim Traoré, le régime de transition estime que ce durcissement de l’arsenal pénal répond aux défis sécuritaires auxquels le pays est confronté.
Malgré ce rétablissement dans la loi, aucune exécution n’a été enregistrée au Burkina Faso depuis 1988.







