Sept ans après avoir quitté le secteur, le milliardaire nigérian Aliko Dangote prépare un retour remarqué dans l’industrie de la meunerie au Nigeria. Une décision qui le replace dans un marché devenu beaucoup plus concurrentiel, dominé aujourd’hui par des groupes comme Olam, Flour Mills of Nigeria (FMN) et BUA Foods.
Alors que son groupe multiplie les investissements dans le pétrole, les engrais et la pétrochimie, notamment après le lancement de l’introduction en Bourse de sa méga-raffinerie de Lekki, l’homme d’affaires nigérian entend également renforcer sa présence dans l’agroalimentaire. Selon plusieurs médias spécialisés, il travaille à une relance de ses activités dans la farine, un secteur qu’il avait abandonné en 2019 en cédant Dangote Flour Mills à Olam International.
Le pari est loin d’être évident. Depuis le départ de Dangote, les principaux acteurs du marché ont consolidé leurs positions et accru leurs capacités de production. Flour Mills of Nigeria et Olam contrôlent aujourd’hui une large part de l’activité meunière du pays, tandis que BUA Foods s’est imposé comme un concurrent majeur.
Pour autant, le fondateur du groupe Dangote dispose de solides atouts. Son vaste réseau logistique et commercial, déjà utilisé pour la distribution du sucre, du sel et d’autres produits de consommation courante, pourrait lui permettre de pénétrer rapidement le marché. Cette stratégie s’inscrit dans une logique d’intégration verticale qui a déjà fait le succès du groupe dans le ciment, le sucre et, plus récemment, le raffinage pétrolier. lgré une inflation persistante et les tensions sur les devises, la demande en farine et en produits dérivés reste soutenue dans le pays le plus peuplé d’Afrique.
Pour Aliko Dangote, l’objectif est clair : reconquérir une place dans une industrie qu’il connaît bien, mais qui a profondément changé depuis son départ. Reste à savoir si le magnat nigérian parviendra à s’imposer face à des concurrents qui ont profité de son absence pour renforcer leur emprise sur le marché.







