L’ancienne Première dame de Guinée, Hadja Andrée Touré, est décédée ce mercredi 8 juillet au Maroc, où elle suivait des soins médicaux. Veuve d’Ahmed Sékou Touré, père de l’indépendance guinéenne et premier président du pays, elle emporte avec elle une part de l’histoire politique contemporaine de la Guinée.
Une page de l’histoire guinéenne se tourne. Hadja Andrée Touré, épouse du premier président de la République de Guinée, Ahmed Sékou Touré, est décédée le 8 juillet 2026 au Maroc, où elle séjournait depuis plusieurs semaines pour des raisons de santé, selon des informations confirmées par plusieurs sources proches de sa famille.
Âgée de plus de 90 ans, l’ancienne Première dame faisait face à des problèmes de santé liés à son âge. Son décès a été annoncé alors qu’elle recevait un traitement médical dans le royaume chérifien.
Née à Macenta, dans le sud de la Guinée forestière, Hadja Andrée Touré a partagé le destin politique d’Ahmed Sékou Touré bien avant l’accession du pays à l’indépendance. Mariée à celui qui deviendra la figure centrale du « Non » historique au référendum gaulliste de 1958, elle a occupé le rôle de Première dame durant les vingt-six années du régime révolutionnaire, jusqu’au décès du chef de l’État en mars 1984.
Longtemps restée une personnalité influente dans les cercles politiques proches de l’héritage du Parti démocratique de Guinée (PDG-RDA), Hadja Andrée Touré incarnait pour ses partisans la continuité de la mémoire sékouiste. Au fil des décennies, elle a régulièrement participé à des cérémonies commémoratives dédiées à son époux et à l’histoire de l’indépendance nationale.
Sa disparition suscite déjà de nombreuses réactions au sein de la classe politique et de l’opinion publique guinéennes. Pour plusieurs générations, elle représentait l’un des derniers témoins directs d’une période marquante de l’histoire du pays, marquée à la fois par la conquête de la souveraineté nationale et par les débats persistants autour du bilan du régime de Sékou Touré.
À l’heure où nous écrivons ces lignes, aucune date officielle n’a encore été annoncée pour le rapatriement de sa dépouille en Guinée. Les modalités des obsèques devraient être précisées dans les prochains jours par la famille et les autorités concernées.
Avec la disparition d’Hadja Andrée Touré, c’est l’une des figures les plus emblématiques de la génération fondatrice de la Guinée indépendante qui s’éteint, refermant un chapitre de mémoire intimement lié à l’histoire politique du pays depuis 1958.







