Pendant 75 minutes, la RD Congo a regardé l’Angleterre droit dans les yeux. Pendant 75 minutes, Lionel Mpasi a repoussé l’inévitable. Mais face aux grandes nations, il suffit parfois d’un immense buteur pour faire basculer un destin. Harry Kane en a apporté une nouvelle démonstration en offrant la qualification aux Three Lions (2-1), mardi à Atlanta.
Le coup parfait des Léopards avait pourtant refroidi d’entrée les Anglais. Dès la 7e minute, Brian Cipenga profitait d’un ballon mal négocié dans la surface pour ajuster Jordan Pickford au premier poteau et donner l’avantage aux siens (0-1).
Cueillie à froid, l’équipe de Thomas Tuchel a longtemps affiché un visage brouillon. Frustrés par l’organisation congolaise, les Anglais ont multiplié les approximations, à l’image de Jude Bellingham, averti après une intervention trop engagée sur Nathanaël Mbuku (19e).
Surtout, ils se sont heurtés à un gardien en état de grâce. Impérial sur sa ligne, Lionel Mpasi a écœuré tour à tour Bellingham, Kane et leurs partenaires. Le portier congolais s’est illustré d’une superbe détente sur une tête du milieu madrilène (30e), avant de voir Wan-Bissaka sauver les siens sur sa ligne devant Rashford (35e).
Les Léopards, eux, n’étaient pas uniquement dans la réaction. Toujours prêts à piquer en contre, ils sont passés tout près du break lorsque Yoane Wissa a trouvé le poteau d’un centre-tir vicieux (42e). Un avertissement sans frais pour les Anglais.
Mpasi a tout repoussé… ou presque
Au retour des vestiaires, le scénario est resté le même. L’Angleterre a monopolisé le ballon, la RD Congo a défendu avec courage et Mpasi a poursuivi son récital. Encore décisif devant Bellingham (53e), il semblait capable de préserver à lui seul l’avance congolaise.
Mais la pression anglaise est devenue étouffante. Après avoir résisté plus d’une heure, les hommes de Sébastien Desabre ont fini par céder face au meilleur buteur de l’histoire anglaise. Sur un centre parfaitement ajusté, Harry Kane a surgi pour placer une tête croisée que Mpasi n’a pu qu’effleurer (1-1, 75e).
Touchés mais pas encore coulés, les Congolais ont tenté de tenir jusqu’à la prolongation. En vain.
L’inévitable Kane
Quand les grands rendez-vous s’emballent, les grands attaquants se manifestent. À quatre minutes du terme, Kane a encore frappé. Servi à l’entrée de la surface, le capitaine anglais a déclenché une frappe limpide qui est venue se loger dans la lucarne congolaise (2-1, 86e).
Cruel dénouement pour des Léopards héroïques, qui auront longtemps fait vaciller l’un des favoris du tournoi. Magnifique de courage et d’abnégation, la sélection congolaise quitte néanmoins la Coupe du monde la tête haute.
L’Angleterre, elle, poursuit sa route et retrouvera le Mexique en huitièmes de finale le 6 juillet. Avec Harry Kane dans cet état de forme, les Three Lions peuvent continuer de rêver.







