À peine installé à la tête de l’Assemblée nationale du Sénégal, Ousmane Sonko entend déjà faire entendre sa voix sur les grands enjeux institutionnels du continent.
Jeudi, en marge de la 85ᵉ session du Comité exécutif de l’Union Parlementaire Africaine (UPA), il a reçu en audience Jean-Michel Sama Lukonde Kyenge, président du Comité exécutif de l’organisation.
Au cœur des échanges : l’avenir de l’UPA et sa capacité à jouer un rôle plus important dans les débats qui façonnent l’avenir du continent.
Selon les informations communiquées par l’Assemblée nationale sénégalaise, Ousmane Sonko a plaidé pour une réforme du fonctionnement de l’institution, estimant que les parlements africains doivent peser davantage dans les grandes orientations politiques et stratégiques de l’Afrique.
L’ancien Premier ministre a notamment insisté sur la nécessité de rapprocher davantage l’action de l’UPA de celle de l’Union africaine. Pour lui, une meilleure coordination entre les deux structures permettrait de renforcer la cohérence des politiques continentales et d’accroître l’impact des recommandations issues des assemblées parlementaires.
Cette prise de position intervient alors que de nombreuses voix appellent à une modernisation des institutions africaines, souvent critiquées pour leur manque d’efficacité face aux crises sécuritaires, économiques ou politiques qui secouent plusieurs régions du continent.
À travers cette rencontre, Ousmane Sonko semble vouloir inscrire son mandat à la tête du Parlement sénégalais dans une dynamique qui dépasse les frontières nationales. Derrière la question du fonctionnement de l’UPA, c’est aussi celle de la place des parlements dans la gouvernance africaine qui est posée.







