El Malick Ndiaye a annoncé ce dimanche sa démission de la présidence de l’Assemblée nationale, une décision rendue publique à travers un long message publié sur sa page Facebook.
Une annonce inattendue qui intervient dans un climat politique déjà fragilisé par le limogeage, vendredi, du Premier ministre Ousmane Sonko, sur fond de tensions ouvertes au sommet de l’État.
Dans un texte au ton sobre et personnel, El Malick Ndiaye explique avoir pris sa décision « après une profonde réflexion », évoquant un choix guidé par « le sens de l’État » et « l’intérêt supérieur de la Nation ».
« J’ai décidé de démissionner de mes fonctions de Président de l’Assemblée nationale du Sénégal », écrit-il, sans toutefois détailler les raisons immédiates de son départ.
S’il ne fait aucune référence explicite aux bouleversements politiques récents, plusieurs passages de sa déclaration résonnent avec le contexte actuel. L’ancien président du Parlement insiste notamment sur l’importance de préserver « la stabilité des institutions », « le dialogue républicain », « la paix civile » et « la cohésion nationale », des mots qui prennent un relief particulier au regard des recompositions en cours au sein du pouvoir.
Au fil de son message, El Malick Ndiaye revient aussi sur son passage à la tête de l’Assemblée nationale, évoquant les efforts engagés pour renforcer le rôle du Parlement, améliorer la transparence et moderniser l’institution.
« Je rends grâce à Dieu pour l’immense honneur qui m’a été accordé de servir le Sénégal », écrit-il, avant d’adresser ses remerciements aux députés de la majorité comme de l’opposition, à l’administration parlementaire, à ses collaborateurs ainsi qu’aux militants du PASTEF, le parti sous la bannière duquel il avait été élu.
Au-delà de la dimension institutionnelle, cette démission ouvre une nouvelle phase d’incertitude politique. Elle intervient alors que le pays tente encore de mesurer les conséquences du départ d’Ousmane Sonko du gouvernement et les fractures apparues ces derniers jours entre plusieurs figures du pouvoir.
Dans une formule qui sonne comme un message politique autant que personnel, El Malick Ndiaye conclut : « Il est des moments où l’intérêt du pays commande de privilégier la hauteur, le discernement et le sens du devoir. »
Ousmane Sonko pourrait revenir à l’assemblée nationale pour en assurer la présidence après son limogeage par le président Bassirou Diomaye Faye.







