Le Bénin a tourné une nouvelle page politique ce dimanche 24 mai 2026. À Cotonou, Romuald Wadagni a officiellement prêté serment et pris fonction comme président de la République, succédant à Patrice Talon au terme d’une décennie marquée par des réformes économiques et institutionnelles.
La cérémonie d’investiture, organisée au Palais des Congrès de Cotonou, s’est déroulée dans une atmosphère solennelle, devant plusieurs milliers d’invités venus assister à ce moment symbolique de la vie politique béninoise. Avant cette étape protocolaire, Patrice Talon avait reçu son successeur au Palais de la Marina pour un échange privé, marquant le passage de témoin entre les deux hommes.
Devant la Cour constitutionnelle, Romuald Wadagni a prêté serment avant d’être officiellement installé dans ses fonctions. Le nouveau chef de l’État a ensuite reçu les attributs symboliques de sa charge, notamment le Grand Collier de Grand Maître de l’Ordre national du Bénin, dans un cérémonial destiné à consacrer l’entrée en fonction du président.
Au-delà du protocole, cette investiture marque surtout un changement de génération politique à la tête du pays. Longtemps ministre de l’Économie et des Finances sous Patrice Talon, Romuald Wadagni hérite d’un État engagé dans des réformes économiques ambitieuses, mais également confronté à des attentes sociales importantes, à la question de l’emploi des jeunes et aux défis sécuritaires dans le nord du pays.
La cérémonie s’est voulue sobre, fidèle au style institutionnel adopté ces dernières années au Bénin. Des délégations étrangères, des responsables politiques, des figures économiques ainsi que plusieurs personnalités nationales y ont pris part, dans un format davantage centré sur la continuité républicaine que sur une démonstration diplomatique de grande ampleur.
Dans son premier discours en tant que président, Romuald Wadagni était attendu sur les grandes orientations de son mandat : poursuite des réformes, gouvernance économique, cohésion sociale et réponses aux préoccupations quotidiennes des Béninois.
Après dix années au pouvoir, Patrice Talon quitte ainsi la présidence en transmettant les clés du pays à l’un de ses plus proches collaborateurs, dans une transition qui s’est déroulée sans heurts et sous le regard attentif d’une opinion publique désormais tournée vers les premiers actes du nouveau chef de l’État.






