À l’occasion d’un atelier consacré aux examens nationaux la semaine dernière, le ministre guinéen de l’Enseignement pré-universitaire et de l’Alphabétisation, Alpha Bacar Barry, s’est montré réservé sur une éventuelle suppression de l’examen d’entrée en 7e année. Face aux débats récurrents autour de cette évaluation, le ministre estime que le système éducatif guinéen ne dispose pas encore de garanties suffisantes pour abandonner ce filtre d’orientation.
Selon lui, cet examen constitue une première étape importante dans le parcours scolaire des élèves et permet également de mesurer le niveau réel des apprenants avant l’accès au collège. Il a expliqué que l’absence de données fiables sur les évaluations effectuées dans les établissements rendrait risquée une suppression immédiate du concours.
Le ministre a aussi défendu l’idée d’une orientation précoce des élèves vers différentes filières. Pour Alpha Bacar Barry, tous les élèves ne doivent pas forcément suivre un parcours classique au collège général. Il plaide également pour un renforcement de l’enseignement technique et professionnel dès les premières étapes de l’orientation scolaire.
Au cours de cette rencontre, le patron du département de l’Éducation a insisté sur la nécessité de disposer de statistiques fiables avant toute réforme majeure. Il a révélé qu’un vaste travail d’identification des élèves est en cours afin d’obtenir des données précises sur les effectifs scolaires à travers le pays.
« On ne peut pas gouverner sans données », a déclaré le ministre, rappelant que les chiffres réels des élèves scolarisés en Guinée étaient jusque-là mal maîtrisés par l’administration éducative.
Le gouvernement dirigé par le président Mamadi Doumbouya entend poursuivre les réformes engagées dans le secteur éducatif avec pour objectif d’améliorer la qualité de l’enseignement et de renforcer les mécanismes d’évaluation et d’orientation des apprenants.







