Une scène choquante au petit matin. Dans la nuit du 2 au 3 mai, une quarantaine de bœufs ont été abattus dans la sous-préfecture de Laîné, située dans la préfecture de Lola. Des bouviers ont également été agressés, selon des sources locales.
Alerté en urgence, un responsable local raconte une découverte difficile à oublier : des carcasses d’animaux jonchant le sol, dans un silence pesant.
« Quand nous sommes arrivés sur place, plusieurs bœufs étaient déjà abattus. C’était vraiment désolant », confie Abbas Doré, responsable de la jeunesse, encore marqué par les faits.
À ce stade, les auteurs de cette attaque ne sont pas identifiés. Une enquête a été ouverte, et les autorités locales se sont rendues ce lundi à N’Zérékoré pour faire le point. Sur place, un calme précaire semble être revenu, mais les inquiétudes persistent.
Dans un communiqué publié ce 4 mai, le ministère de l’Élevage a fermement condamné ces actes, les qualifiant « d’inacceptables ». Le département souligne que cette attaque touche directement les moyens de subsistance de plusieurs familles et risque de fragiliser davantage l’économie locale.
Au-delà des faits, cet épisode remet en lumière des tensions anciennes dans la région. Dans cette partie de la Guinée forestière, les conflits entre éleveurs souvent transhumants et agriculteurs locaux sont fréquents. Les uns accusent les troupeaux de ravager les cultures, les autres dénoncent des représailles parfois violentes.







