Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Bamba Cissé, a rencontré ce jeudi 30 avril les partis politiques dans le cadre des discussions sur le processus électoral. Une première prise de contact destinée à relancer le dialogue et à partager les grandes orientations à venir.
Autour de la table figuraient également les présidents de la Commission électorale nationale autonome (CENA) et du Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA), dans un format élargi voulu par les autorités.
À l’issue des échanges, le ministre a évoqué des discussions « constructives » et annoncé la mise en place prochaine d’un cadre permanent de concertation. Il a insisté sur la nécessité de préserver un climat apaisé, rappelant que « la démocratie demeure un édifice fragile » qui exige responsabilité et sens de l’État. Un message également adressé aux partis absents, invités à rejoindre les prochaines rencontres.
Mais derrière cet appel au dialogue, la tension reste palpable. Les travaux sur la révision du code électoral ont été brièvement interrompus après un échange houleux entre un responsable de la coalition au pouvoir et l’ancienne députée Mame Diarra Fam. Le ton est monté, obligeant le ministre à suspendre la séance pendant une quinzaine de minutes pour calmer les esprits.
L’incident, sans conséquences majeures sur la suite des discussions, rappelle toutefois la sensibilité du sujet. À mesure que les réformes électorales avancent, les divergences entre acteurs politiques continuent de s’exprimer, parfois de manière vive.







