À l’approche des élections législatives et communales prévues le 31 mai, les conseillers de l’ONASUR ont tenu un point de presse ce jeudi 23 avril 2026 à Conakry, pour présenter les principales orientations de leur mission de supervision du processus électoral. Une mission centrée sur la transparence du scrutin.
Les intervenants ont rappelé que l’ONASUR a été mis en place dans le cadre du référendum constitutionnel, avant d’être maintenu pour accompagner les autres scrutins. L’institution assure aujourd’hui une supervision globale du processus électoral, en attendant la mise en place de l’organe technique indépendant de gestion des élections.
Sa mission principale reste de garantir la sincérité du scrutin et prévenir toute fraude électorale.
Supervision, contrôle et encadrement du processus
Les conseillers ont détaillé plusieurs axes d’intervention :
-la supervision de l’ensemble du processus électoral, de la préparation au déroulement du vote ;
-le contrôle des candidatures et la participation à l’examen des dossiers ;
-la surveillance du fichier électoral biométrique pour assurer sa fiabilité ;
-la régulation financière, notamment le respect du plafond des dépenses électorales fixé à 12 milliards de francs guinéens pour les législatives.
-Coordination avec les institutions électorales.
L’ONASUR agit en lien avec plusieurs structures impliquées dans le processus électoral. Elle collabore notamment avec la Direction générale des élections, qui assure l’aspect technique et opérationnel, tandis que l’ONASUR joue un rôle de contrôle et de supervision de la conformité.
Il travaille également avec le ministère de l’Administration du territoire, la justice pour le traitement des contentieux, ainsi qu’avec les autorités de régulation des médias pour garantir l’équité d’accès à l’information.
Un rôle de garantie et de vigilance
Les conseillers ont insisté sur le rôle de l’ONASUR dans la protection du processus électoral et des acteurs. L’institution veille à ce que les électeurs puissent exercer leurs droits sans perturbation et intervient en appui pour signaler toute situation nécessitant l’action des forces de sécurité.
Elle se positionne aussi comme un arbitre impartial entre les candidats et l’administration, garantissant le respect des droits de tous les acteurs.
Respect des règles et encadrement des acteurs politiques
Sur le plan politique, l’ONASUR rappelle qu’il veille au respect du cadre légal, notamment en matière de dépenses électorales et de neutralité du processus. Il défend également l’exclusivité des organes officiels dans l’organisation des élections et soutient les efforts visant à éviter toute régulation parallèle.
À quelques semaines du scrutin du 31 mai, l’ONASUR réaffirme ainsi son rôle de superviseur central du processus électoral, avec pour objectif de garantir des élections transparentes, crédibles et conformes aux dispositions légales en vigueur.







