À l’approche des auditions pour le poste de Secrétaire général de l’Organisation des Nations unies, l’ancien président sénégalais Macky Sall bénéficie de soutiens à l’international. Parmi eux, Moussa Sy, coordinateur de l’Alliance Macky Sall – ONU 2026 et responsable de l’Alliance pour la République (APR) aux États-Unis. Dans cet entretien accordé à LNA, il évoque les motivations de ce mouvement et les atouts du candidat.
LNA : Pour ceux qui vous découvrent, qui est Moussa Sy ?
Moussa Sy :
Je suis engagé depuis plusieurs années dans la coordination, la gouvernance et la communication au sein d’organisations de la diaspora et de structures politiques. Mon action porte sur des questions d’unité, de responsabilité collective et de mobilisation citoyenne.
C’est dans cette dynamique, avec d’autres acteurs engagés du Sénégal et d’Afrique, que nous avons mis en place un comité de soutien à la candidature du président Macky Sall au poste de Secrétaire général de l’ONU.
LNA : Parlez-nous de votre mouvement, Alliance Macky Sall – ONU 2026. Pourquoi l’avoir lancé aux États-Unis ?
Moussa Sy :
C’est un cadre de mobilisation citoyenne, panafricaine et internationale, né au sein de la diaspora, avec un ancrage particulier aux États-Unis.
Nous réunissons des acteurs associatifs, universitaires, professionnels et leaders communautaires convaincus que cette candidature représente une opportunité pour l’Afrique et pour le multilatéralisme.
Le choix des États-Unis n’est pas anodin : c’est là que se trouve le siège de l’ONU et où se jouent d’importants équilibres diplomatiques. Notre conviction est simple : l’Afrique doit être aussi un espace de décision au plus haut niveau.
LNA : Pourquoi soutenir Macky Sall pour ce poste ?
Moussa Sy :
Parce que cette candidature répond à une exigence de justice et de compétence. L’Afrique reste sous-représentée à la tête de l’ONU, alors même qu’elle est au cœur de nombreuses missions de paix.
Macky Sall dispose d’une solide expérience, d’une capacité de médiation reconnue et d’un engagement constant pour le multilatéralisme. Ce n’est pas un choix affectif, mais un choix rationnel face aux défis actuels.
LNA : Quels sont, selon vous, ses principaux atouts ?
Moussa Sy :
Ils sont multiples :
Une expérience diplomatique éprouvée, notamment à la tête de l’Union africaine et de la CEDEAO
- Une connaissance des zones de crise, notamment au Sahel
- Un engagement pour un multilatéralisme plus équitable
- Un profil de médiateur, basé sur le dialogue et le compromis
LNA : Le contexte international est-il favorable à un leadership africain ?
Moussa Sy :
Oui, malgré les tensions actuelles. Le monde est fragmenté et a besoin d’une voix plus équilibrée. L’Afrique, au croisement de nombreux enjeux, peut apporter cette perspective.
Un leadership africain crédible peut contribuer à apaiser certaines polarités.
LNA : Que pensez-vous du non-soutien de l’État du Sénégal ?
Moussa Sy :
Nous respectons la position de l’État, mais nous affirmons notre liberté en tant que citoyens. Une candidature à l’ONU dépasse le cadre national.
Notre démarche est citoyenne, diasporique et panafricaine.
LNA : Vous organisez une mobilisation le 22 avril à New York. Quel en est l’objectif ?
Moussa Sy :
Rendre visible un soutien souvent silencieux. Montrer que cette candidature est portée par des citoyens engagés.
C’est aussi un signal adressé aux décideurs : les opinions publiques africaines suivent ce processus.
LNA : Quel message adressez-vous à la communauté internationale ?
Moussa Sy :
Trois messages :
- L’Afrique est prête à assumer des responsabilités globales
- La représentativité est essentielle pour la crédibilité de l’ONU
- Cette candidature offre expérience et vision
LNA : Attendez-vous une forte mobilisation de la diaspora ?
Moussa Sy :
Oui, une mobilisation responsable et structurée. L’objectif est une présence qualitative, avec des messages clairs.
LNA : La jeunesse africaine est-elle engagée ?
Moussa Sy :
Oui, même si elle reste exigeante. Elle attend des résultats concrets. Mais l’idée d’un Africain à la tête de l’ONU suscite intérêt et espoir.
LNA : Cette initiative dépasse-t-elle le cadre politique ?
Moussa Sy :
Totalement. Ce mouvement est panafricain et ouvert. Il rassemble au-delà des clivages politiques autour d’un objectif commun.
LNA : Quelle contribution Macky Sall pourrait-il apporter à l’ONU ?
Moussa Sy :
- Réforme de la gouvernance mondiale
- Approche intégrée des crises
- Justice climatique
- Une ONU plus proche des populations
LNA : Votre mot de la fin ?
Moussa Sy :
C’est un appel à la lucidité et au courage. Confier la direction de l’ONU à un Africain expérimenté serait un tournant historique.
Au-delà des individus, c’est une opportunité pour repenser la gouvernance mondiale.







