La tension monte à nouveau dans le secteur de l’éducation. Réunis en assemblée générale ce samedi 11 avril 2026 à la Bourse du travail dans la commune de Kaloum, les membres de l’intersyndicat SNE-FSPE ont dénoncé le non-respect du protocole d’accord signé le 3 janvier avec le gouvernement dirigé par Amadou Oury BAH.
D’entrée, le secrétaire général du Syndicat national de l’éducation, Pépé Michel Balamou, a annoncé une rupture avec le Syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG), qu’il accuse de ne plus défendre les intérêts des enseignants.
« Nous ne pouvons plus travailler avec le SLECG. Ce syndicat ne défend plus les intérêts matériels et moraux des enseignants », a-t-il tranché.
L’intersyndicat donne désormais un ultimatum d’une semaine au gouvernement pour rendre effectives les mesures prévues dans le protocole, notamment la mise en place des trois commissions annoncées.
« Nous accordons un délai jusqu’à vendredi prochain pour que les arrêtés soient signés et que les commissions soient opérationnelles », a précisé le syndicaliste.
À défaut, les enseignants menacent de relancer la grève dès le lundi 20 avril, sans nouveau préavis.
« La grève déclenchée en décembre n’a été que suspendue. Si rien n’est fait, elle reprendra automatiquement », a averti Pépé Michel Balamou.
En attendant l’expiration de ce délai, une campagne de mobilisation est annoncée sur le terrain pour préparer les enseignants à un éventuel mouvement.
Le responsable syndical rejette par ailleurs toute instrumentalisation politique, rappelant que les engagements du gouvernement tardent à être appliqués plusieurs mois après leur signature.
Il met également en garde contre les conséquences d’une nouvelle crise, notamment à l’approche des examens nationaux.
« Les enseignants n’ont plus confiance. Nous restons ouverts au dialogue, mais uniquement dans le respect des engagements pris », a-t-il conclu.







