Plus de 180 personnes sont présumées mortes ou portées disparues après de récents naufrages en Méditerranée, selon les dernières données publiées le 7 avril 2026 par l’Organisation internationale pour les migrations.
Ces nouveaux drames portent le bilan total à près de 1 000 décès depuis le début de l’année, faisant de 2026 l’un des débuts les plus meurtriers depuis 2014. Sur la seule route de la Méditerranée centrale, environ 765 personnes ont déjà perdu la vie, soit une hausse de plus de 150 % par rapport à la même période en 2025.
Face à cette situation, la directrice générale de l’OIM, Amy Pope, a lancé un appel pressant :
« Ces tragédies montrent, une fois de plus, que beaucoup trop de personnes continuent de risquer leur vie sur des itinéraires dangereux (…) Sauver des vies doit être la priorité absolue. »
Parmi les drames récents, plus de 80 migrants ont disparu le 5 avril après le chavirement d’une embarcation partie de Tajoura avec environ 120 personnes à bord. Seuls 32 survivants ont pu être secourus puis conduits à Lampedusa.
Quelques jours plus tôt, le 1er avril, 19 corps ont été retrouvés sur un bateau au large de cette même île italienne. Les survivants ont indiqué que l’embarcation avait quitté Zuara avant de tomber en panne en pleine mer, sans carburant ni nourriture, dans des conditions météorologiques difficiles.
D’autres naufrages ont également été signalés, notamment près de Bodrum, en mer Égée, ou encore au large de la Crète et de Sfax, illustrant les dangers persistants sur ces routes migratoires.
Malgré une baisse des arrivées en Italie (environ 6 200 depuis janvier contre 9 400 un an plus tôt), le nombre de décès continue d’augmenter.
L’OIM alerte sur le manque de moyens de recherche et de sauvetage et appelle à une meilleure coordination internationale, ainsi qu’au développement de voies de migration sûres pour éviter ces traversées mortelles.







