Le gouvernement du Burkina Faso a vivement rejeté un rapport publié le 2 avril 2026 par Human Rights Watch sur la situation des droits humains dans le pays.
Dans un communiqué rendu public dimanche 05 avril au soir, le porte-parole du gouvernement, Gilbert Ouédraogo, a qualifié le document de « faux rapport » et de « tissu de conjectures et d’allégations graves infondées ».
Les autorités burkinabè dénoncent un document « totalement déconnecté des réalités du terrain », affirmant que l’ONG ne dispose « ni de bureau, ni de représentation » dans le pays.
« Human Rights Watch se contente de relayer des allégations d’individus choisis (…) pour alimenter ses récits imaginaires », a déclaré Gilbert Ouédraogo.
Le gouvernement pointe également des « insuffisances méthodologiques » visant, selon lui, à « diaboliser les forces combattantes burkinabè ».
Les autorités assurent que les forces engagées dans la lutte contre le terrorisme agissent « avec professionnalisme », dans le respect des lois nationales et des engagements internationaux en matière de droits humains.
« Leur engagement est d’abord fondé sur la préservation de la vie et la protection des populations vulnérables », a soutenu le porte-parole.
Dans un ton particulièrement ferme, le gouvernement affirme se réserver le droit de répondre :
« Le gouvernement se réserve le droit de prendre les mesures fermes qui siéent contre toutes les officines impérialistes déguisées en ONG. »
Dans ce rapport de 341 pages, intitulé « Personne ne pourra s’échapper », Human Rights Watch affirme que l’armée burkinabè, des milices alliées et des groupes armés liés à Al-Qaïda auraient tué plus de 1 800 civils depuis 2023.
Des accusations que les autorités rejettent catégoriquement, dans un contexte sécuritaire toujours marqué par la lutte contre les groupes armés.






