Le transport routier est à l’arrêt depuis trois jours sur l’axe reliant Labé à Manda, à la suite d’un mouvement de grève initié par des chauffeurs sénégalais. Aucun départ n’a été enregistré, perturbant fortement la mobilité des usagers.
Selon les transporteurs basés à Labé, l’information a été diffusée via leurs plateformes professionnelles, sans communication officielle préalable. Par mesure de précaution, les chauffeurs guinéens ont suspendu leurs rotations.
« Nous avons été informés, à travers nos plateformes, de l’appel à la grève lancé par nos homologues sénégalais. En l’absence de notification officielle, nous avons préféré suspendre les départs depuis Labé afin d’éviter que nos véhicules ne soient bloqués en cours de route. Depuis trois jours, nous expliquons la situation aux passagers », a confié Mamadou Oury Baldé, dit « Maître Oury Djindjima », chauffeur sur cet axe.
À l’origine de cette mobilisation, des exigences jugées contraignantes imposées par les autorités du Sénégal.
« Les mesures imposées par les autorités sénégalaises sont perçues comme particulièrement restrictives par nos collègues, qui demandent leur révision. C’est ce qui motive ce mouvement de grève », a-t-il précisé.
Les difficultés évoquées ne concernent pas uniquement le territoire sénégalais. Les transporteurs dénoncent également des tracasseries du côté de la Guinée.
« Sur le territoire guinéen, nous faisons face à de nombreux postes de contrôle, avec des paiements exigés à chaque passage. Nous appelons les autorités à alléger ce dispositif, voire à le rationaliser », a-t-il déploré.







