Les autorités guinéennes franchissent un nouveau cap dans la gestion des revenus issus du secteur extractif. Réuni à Conakry, le gouvernement a acté le relèvement du seuil de rapatriement des recettes minières, désormais fixé entre 60 et 70 %.
Cette orientation a été discutée lors d’une rencontre stratégique organisée sous l’égide de la Chambre des Mines de Guinée, en présence des principaux acteurs du secteur.
À l’initiative du ministre des Mines et de la Géologie, Bouna Sylla, la réunion a également mobilisé la ministre de l’Économie et des Finances, Mariam Ciré Sylla, ainsi que le gouverneur de la Banque centrale, Karamo Kaba.
À travers cette mesure, les autorités entendent renforcer l’impact du secteur minier sur l’économie nationale. « Les revenus miniers doivent davantage bénéficier à l’économie nationale », a insisté le ministre des Mines.
Même tonalité du côté du département des Finances, où l’on souligne que cette décision vise à soutenir la monnaie locale, dans un contexte marqué par des tensions sur la liquidité.
Pour le gouverneur de la Banque centrale, ce relèvement du seuil devrait permettre d’augmenter la disponibilité des devises dans le circuit bancaire et d’améliorer la stabilité financière.
Cette réforme traduit ainsi la volonté de l’État guinéen de mieux encadrer les flux financiers générés par l’exploitation minière, un secteur clé de l’économie nationale, afin d’en maximiser les retombées au profit du pays.







