Pour faire face à l’actualité de la géopolitique mondiale, le Sénégal choisit l’anticipation. Le Premier ministre Ousmane Sonko a présidé,mardi, une réunion de crise dédiée à la sécurisation de l’approvisionnement en produits pétroliers.
Alors que les tensions au Moyen-Orient font bouger les marchés mondiaux, l’exécutif sénégalais a décidé de prendre les devants. L’objectif est double : garantir que le pays ne tombe jamais en panne sèche mais surtout que le changement des cours du brut ne vienne perturber le pouvoir d’achat des ménages.
Au centre des discussions, la « sécurisation stratégique » a été le maître-mot. Dans un contexte de perturbations potentielles des flux maritimes internationaux, le Premier ministre a insisté sur la mise en
place de mécanismes d’anticipation robustes. Afin d’éviter toute rupture de stock qui paralyserait l’économie nationale, le gouvernement mise sur une gestion proactive des réserves pour stabiliser le marché intérieur, une réponse directe à l’incertitude qui plane sur les grandes routes du pétrole.
Mais la stratégie n’est pas que technique, elle est aussi sociale. Dans un Sénégal où le coût de l’énergie dicte celui du ticket de bus et du panier de la ménagère, l’exécutif mise sur la protection des plus vulnérables.
« L’enjeu est autant économique que social », a rappelé la Primature.
Le gouvernement s’engage donc à limiter autant que possible cette contagion économique pour préserver la paix sociale.
Par ailleurs, la réunion a abouti à la création immédiate d’un comité interministériel de suivi. Ce nouvel organe aura pour mission d’observer l’évolution des marchés internationaux ; l’évaluation constante de l’impact des chocs externes sur les finances nationales et la proposition d’ajustements rapides, permettant au pays de réagir en temps réel plutôt que de subir.






