Le porte‑parole militaire du mouvement rebelle M23, Willy Ngoma, a été tué mardi à l’aube lors d’une frappe de drone de l’armée congolaise dans l’est de la République démocratique du Congo, ont indiqué un diplomate régional, un haut responsable du M23 et un conseiller occidental du gouvernement.
Cette opération survient alors que se poursuivent au Qatar des discussions visant à instaurer un cessez‑le‑feu entre Kinshasa et la rébellion. Les deux parties ont récemment conclu à Doha des accords prévoyant la création d’un mécanisme conjoint de surveillance et de vérification, avec le Qatar, les États‑Unis et l’Union africaine comme observateurs.
Selon un haut cadre du M23, la frappe s’est produite vers 3 heures du matin près de Rubaya, dans la province du Nord‑Kivu, après plusieurs jours de bombardements par drones menés par les Forces armées de la RDC. Rubaya, qui fournit environ 15 % de la production mondiale de coltan, constitue un enjeu économique majeur pour les rebelles.
Le M23, que les Nations unies accusent d’être soutenu par le Rwanda, a édifié au cours de l’année écoulée une vaste zone sous contrôle en North et South Kivu, s’emparant notamment des villes stratégiques de Goma et Bukavu.
Interrogée par Reuters, la présidence congolaise n’a pas souhaité commenter l’opération, tandis que l’armée n’a pas immédiatement répondu aux sollicitations.






