La mort de l’étudiant Abdoulaye Bâ à l’Université Cheikh Anta Diop, survenue le 9 février à la suite de récents affrontements, a poussé le Collectif contre les bavures policières à battre le pavé ce samedi 21 février à Dakar. Dans la rue, le Collectif réclame une révision des méthodes d’intervention en milieu universitaire.
La disparition du jeune étudiant de deuxième année de Pharmacie à l’UCAD a été perçue comme un électrochoc par la société sénégalaise. C’est dans une émotion encore vive que le Collectif a défilé cet après-midi dans les rues de la capitale pour exiger des changements structurels au sein du temple du savoir.
L’espace académique, censé être un lieu de liberté et de connaissance, ne doit plus, selon les manifestants, être le théâtre de violences liées au maintien de l’ordre.
Les revendications adressées au gouvernement s’articulent autour de trois points majeurs : la mise en place de mécanismes de surveillance efficaces lors des interventions, un accent particulier sur les droits humains et les techniques de gestion non violente des foules, ainsi qu’une garantie solennelle de l’État pour la protection des universités publiques.
Le Collectif espère que la mobilisation d’aujourd’hui constituera le point de départ d’un dialogue constructif avec les autorités, afin que de tels drames ne se reproduisent plus.
Ses membres insistent par ailleurs sur le respect strict des franchises universitaires et dénoncent un manque de préparation spécifique des forces de l’ordre aux réalités du contexte universitaire.
La marche, autorisée par la préfecture de Dakar, s’est tenue à partir de 15 heures. Le Collectif contre les bavures policières a suivi l’itinéraire Casino Liberté – boulevard Bourguiba – rond-point Jet d’Eau.
Mamadou Dieng







