Après huit années de négociations sans résultat, Ghana a annoncé mettre un terme à ses discussions avec Togo concernant la délimitation de leur frontière maritime. Accra porte désormais le différend devant le Tribunal international du droit de la mer, conformément à la Convention des Nations unies sur le droit de la mer.
Dans un communiqué publié le 20 février, la présidence ghanéenne affirme vouloir éviter « toute escalade » entre les institutions des deux pays. Cette décision intervient alors qu’aucun accord n’a été trouvé sur un litige hérité de la période coloniale et contesté par Lomé depuis plus de cinquante ans.
Les discussions avaient débuté en 2018 avec la création d’un comité bilatéral. Mais après de multiples réunions, aucun compromis : en 2021, le Togo a notamment rejeté la proposition d’une frontière maritime provisoire, alors que le Ghana exploitait déjà une partie de la zone sous tension. Même une rencontre entre les chefs d’État en 2022 n’a pas permis de débloquer la situation.
Ce dossier rappelle le précédent ivoirien : un différend similaire avait opposé Accra à Côte d’Ivoire jusqu’en 2017, année où le Tribunal de la mer avait tranché… en faveur du Ghana. Accra espère désormais obtenir une issue comparable face à Lomé.







